Soixante-cinq ans après Sueurs froides, le réalisateur Alexandre O. Philippe revient sur la performance énigmatique de Kim Novak l'une des plus discutées de l'histoire du cinéma américain et sur ce que ce rôle a coûté à l'actrice.
Mêlant entretiens, archives rares et lecture rapprochée du chef-d'œuvre d'Hitchcock, le film interroge la fabrique de l'icône, la dépossession qu'elle implique, et le silence qui suit la lumière. Kim Novak's Vertigo n'est pas un film sur Vertigo, mais sur ce qui se joue de l'autre côté de la caméra quand on demande à quelqu'un d'incarner un fantôme.
Présenté en première mondiale à la Mostra de Venise 2025, le film a été acclamé pour la délicatesse de son geste : laisser parler une voix qu'on a longtemps voulu interpréter à sa place. Une méditation sobre, intime, et d'une grande tenue formelle, sur le prix d'avoir été vu et le coût de ne plus l'être.