Plan de
Communication
UX-orienté
Conception du parcours utilisateur de découverte d'un produit digital (carte isométrique de la Normandie) destiné aux agences de tourisme normandes. Trois semaines pour cadrer la cible, choisir les bonnes plateformes, structurer un parcours multi-touchpoints et produire les supports qui le matérialisent. Résultat : 7 000 vues/post LinkedIn, 3 000 interactions, ventes confirmées et produit toujours en catalogue 2 ans après.
Un produit digital, une cible à convaincre
Stage en fin 2023 dans une agence de communication. Le produit : une carte isométrique de la Normandie avec bâtiments iconiques et grandes villes, conçue comme un asset graphique réutilisable (autocollants, affiches, supports explicatifs touristiques, etc.). Le modèle commercial est licencié : chaque achat passe par l'agence pour cadrer l'usage et garantir un contrôle sur les dérivés du produit.
Le brief : concevoir un plan de communication pour mettre le produit devant les bons acheteurs, générer des contacts qualifiés et installer le produit dans l'écosystème touristique normand. Pas de site à refondre, pas d'app à designer : l'enjeu UX était en amont — qui cibler, sur quelles plateformes, dans quel ordre, avec quel ton, pour créer un parcours cohérent du premier scroll au premier message.
Le projet s'est déroulé sur 3 à 4 semaines sous la supervision du directeur de l'agence, en autonomie sur la conception du parcours et la production des supports.
Comprendre qui achète, comprendre où ils sont
Avant de produire le moindre visuel, il fallait répondre à deux questions : qui doit acheter ce produit ? et où les trouver sans gaspiller d'effort ? Réponse—cible : agences de tourisme normandes en priorité, avec extension possible aux prestataires décoratifs et institutionnels.
LinkedIn comme point d'ancrage, parcours multi-touchpoints
Avec une cible B2B claire, le choix de plateforme principal est devenu évident : LinkedIn. Pas un choix par défaut : un choix raisonné, en confrontant trois canaux possibles.
Le réseau B2B par excellence. Touche directement les décideurs en agence : directeurs, chargés de communication, responsables produits touristiques. Posture professionnelle attendue, formats longs acceptés, partages organiques performants.
Audience plus jeune et grand public : ne matche pas la cible principale. Mais utile pour élargir la notoriété et toucher des publics secondaires (institutions culturelles, indépendants). Présence légère mais présente.
Cible âgée et profil souvent administratif, mais ton trop familial pour l'identité B2B visée. Le coût d'opportunité d'adapter le ton n'était pas justifié sur 3 semaines.
Le parcours imaginé : scroll LinkedIn → arrêt sur visuel carte départementale → reconnaissance de son territoire → curiosité sur l'usage possible → mockup en situation qui rend l'usage concret → motion démo qui projette les possibilités digitales → CTA « contactez-nous » → message direct à l'agence. 5 touchpoints, 1 objectif : convertir l'attention en contact qualifié.
Les supports comme outils du parcours
Chaque support a un rôle dans le parcours : les affiches départementales servent d'accroche identitaire, les mockups rendent l'usage concret (« voici la carte sur un stand d'office de tourisme »), les motions projettent les usages digitaux dynamiques. Total produit sur 3 semaines : 6 affiches + 8 à 10 mockups + 4 vidéos.
6 affiches départementales + 1 vue régionale
Une affiche par département (Calvados, Manche, Eure, Orne, Seine-Maritime) pour activer la fierté locale, plus une vue régionale qui sert d'affiche « hero » et de visuel de couverture. Chaque carte met en scène les bâtiments iconiques du département : Mont-Saint-Michel pour la Manche, Pont de Normandie pour le Calvados, Cathédrale de Rouen pour la Seine-Maritime, etc.





Mockups en situation — projeter l'usage
Les mockups montrent ce qu'on peut faire avec la carte : supports physiques en office de tourisme, autocollants, affiches grand format, mise en page brochure. Objectif : lever le frein « je vois le produit, mais à quoi je m'en sers ? »
Motion design — immersion digitale
Quatre vidéos : une principale (Calvados, format premium) plus trois départementales (Manche, Eure...). Les animations révèlent progressivement les bâtiments et les villes, projetant le potentiel d'usage en contexte digital (site web, social ads, écrans en agence).
Ce que le parcours a généré
Ce que je retiens, ce que je ferais différemment
Le pari LinkedIn était bon
L'arbitrage initial (LinkedIn principal, Instagram secondaire, Facebook écarté) s'est validé dans les chiffres. Adapter le ton, les horaires de publication et la formulation aux codes B2B normands a fait gagner du temps et de l'attention. C'est le moment du projet où la réflexion UX en amont a eu le plus d'impact sur le résultat business.
Décliner par département
La déclinaison « 6 cartes au lieu d'1 » a multiplié les points de contact possibles avec les agences locales et donné matière à un calendrier de publication étalé. L'identité régionale n'était pas un décor, c'était le moteur du parcours.
Investir un petit budget en boost
La campagne était 100 % organique. Avec le recul, un budget de boost LinkedIn ciblé (même modeste, 50-100 €) sur les 2 posts les plus performants aurait probablement doublé la portée qualifiée et accéléré les conversions. Le coût d'opportunité d'avoir tout misé sur l'organique était visible à la fin du sprint de 3 semaines.